Dans une déclaration mesurée et républicaine, le porte-parole du parti fondé par l’ancien président Thomas Boni Yayi a tenu à saluer et féliciter les députés élus, malgré les profondes réserves exprimées par son camp sur le déroulement du scrutin. « Nous n’avons certes pas été d’accord avec quelques manquements observés au cours du processus électoral. Nous avons condamné les insuffisances du code électoral », a-t-il rappelé, faisant écho aux critiques récurrentes sur le seuil de 20 % exigé par circonscription – un obstacle qui a empêché Les Démocrates, crédités de 16,2 % des voix au plan national, d’obtenir le moindre siège. Guy Dossou Mitokpè a néanmoins souligné la portée symbolique de cet acte : l’installation du parlement constitue « un acte qui marque une fois encore la vie politique de notre pays ». Il a qualifié l’hémicycle de « malheureusement monocolore », reflétant la domination exclusive des deux partis de la mouvance présidentielle, l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR). Pourtant, loin de verser dans la contestation frontale, il a exprimé un espoir prudent : « nous oserons croire qu’il fera avancer notre pays vers des horizons meilleurs ». Par anticipation, le porte-parole a adressé ses salutations au futur président de l’Assemblée, qui dirigera les travaux pour les sept prochaines années. Sa conclusion, empreinte de spiritualité et de patriotisme – « Dieu garde et protège le Bénin » –, traduit une posture de responsabilité républicaine, même dans l’adversité. Cette déclaration illustre la volonté de l’opposition de rester dans le jeu démocratique, malgré l’exclusion parlementaire. Elle invite aussi la majorité à assumer pleinement sa responsabilité face aux défis du pays : relance économique, emploi des jeunes, réduction du coût de la vie et renforcement de la cohésion natinale.
source l’autre quotidien
