De l’école primaire à l’université, le gouvernement veut faire du bien-être des apprenants un levier de réussite
Cantines scolaires • Gratuité • Tables-bancs • Transport universitaire • Bourses • Formation professionnelle
Cantines scolaires, mobilier, gratuité, transport universitaire et accompagnement social : l’Exécutif veut agir sur les conditions de vie pour améliorer les performances scolaires et universitaires
Au Bénin, la politique éducative prend une dimension de plus en plus sociale. À travers plusieurs décisions et programmes, le gouvernement entend agir non seulement sur la qualité de l’enseignement, mais également sur les conditions dans lesquelles les élèves et les étudiants étudient, se nourrissent, se déplacent et poursuivent leur formation.
De l’école primaire aux universités publiques, l’ambition est claire : réduire les obstacles sociaux qui peuvent freiner la réussite des apprenants.
L’extension des cantines scolaires, le renforcement du mobilier dans les établissements, la gratuité de la scolarité des filles dans le secondaire public, le renforcement du transport universitaire ainsi que les dispositifs de bourses et d’accompagnement constituent les principaux leviers de cette politique.
Derrière ces mesures se trouve une conviction : un apprenant qui dispose de meilleures conditions de vie et d’étude est davantage préparé à réussir son parcours scolaire et universitaire.
LE REPAS SCOLAIRE COMME OUTIL DE RÉUSSITE
À l’école primaire, la question de l’alimentation constitue un enjeu majeur. Le renforcement des cantines scolaires vise à permettre à davantage d’enfants de bénéficier d’un repas pendant leur journée d’apprentissage.
Cette politique dépasse ainsi le simple cadre alimentaire. Elle peut contribuer à améliorer l’assiduité, à maintenir les enfants à l’école et à alléger les dépenses quotidiennes des familles.
Avec l’objectif annoncé d’atteindre environ 1,9 million d’écoliers bénéficiaires, le programme des cantines s’inscrit parmi les dispositifs sociaux les plus importants du secteur éducatif.
DES CONDITIONS MATÉRIELLES À AMÉLIORER
La réussite scolaire dépend également du cadre dans lequel les élèves étudient.
Le déficit de tables-bancs dans certains établissements constitue depuis longtemps une difficulté pour plusieurs communautés scolaires. La réalisation annoncée de 12 000 tables-bancs destinés aux collèges doit contribuer à réduire cette insuffisance.
L’enjeu est simple : permettre à chaque élève de disposer d’un minimum de confort pour suivre les cours, prendre des notes et travailler dans de meilleures conditions.
LA GRATUITÉ POUR FAVORISER LA SCOLARISATION DES FILLES
Dans le secondaire, la gratuité de la scolarité des filles dans les établissements publics représente également un volet social important.
Cette mesure vise à réduire le poids des dépenses scolaires sur les familles et à favoriser la poursuite des études des jeunes filles.
Dans un contexte où les abandons scolaires peuvent avoir plusieurs causes, notamment économiques, l’allègement des charges financières peut constituer un facteur supplémentaire pour maintenir les filles dans le système éducatif.
À L’UNIVERSITÉ, LA QUESTION DU TRANSPORT
Le parcours universitaire comporte lui aussi des contraintes sociales.
Pour de nombreux étudiants, le déplacement quotidien entre le domicile et le campus représente une dépense importante. Le renforcement du transport universitaire, avec l’annonce de 63 bus neufs pour les quatre universités publiques, vise à apporter une réponse à cette difficulté.
Faciliter la mobilité des étudiants, c’est aussi leur permettre d’accéder plus facilement aux cours, aux bibliothèques, aux laboratoires et aux autres services universitaires.
INVESTIR DANS L’APPRENANT, C’EST INVESTIR DANS L’AVENIR
À travers ces différentes mesures, la politique éducative ne se limite donc plus à la construction d’infrastructures.
Elle cherche également à prendre en compte l’environnement social de l’apprenant.
Un enfant qui mange correctement à l’école, une fille qui peut poursuivre sa scolarité sans supporter certaines charges financières, un collégien qui dispose d’une table-banc et un étudiant qui peut se rendre à l’université dans de meilleures conditions ont davantage de chances de consacrer leur énergie à l’apprentissage.
C’est toute la logique du nouvel angle social : agir sur les conditions de vie pour créer les conditions de la réussite.
LE DÉFI DE LA MISE EN ŒUVRE
Si les annonces suscitent des attentes importantes, leur impact sera surtout mesuré à l’échelle des établissements et des campus.
La disponibilité effective des repas, du mobilier, des bus et des différents accompagnements sociaux constituera un indicateur essentiel pour apprécier les résultats de cette politique.
Car au-delà des chiffres et des annonces, ce sont les réalités vécues quotidiennement par les élèves, les étudiants, les enseignants et les familles qui permettront de juger de l’efficacité des mesures.
UNE VISION : NE LAISSER AUCUN APPRENANT AU BORD DU CHEMIN
De l’école primaire à l’université, le gouvernement veut ainsi faire du bien-être des apprenants un véritable levier de réussite.
L’enjeu dépasse le cadre scolaire. Il touche directement à la préparation de la jeunesse béninoise, au développement des compétences et, à terme, à la capacité du pays à disposer d’une génération mieux formée et mieux préparée aux défis économiques et sociaux.
TATA INFOS – Le vrai visage de l’Afrique, le peuple doit savoir la vérité.
